B I E N V E N U E / *

B I E N V E N U E / *
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A -N -O -T -H -E -R - W -A -L -K - O -U -T
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Paris. Une fille. Complexée & Rock'n Roll. Le zinc.




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Perdue. Sale petite conne prétentieuse, assomée par la réalité. Anguoissée
de fin de semaine. Attirée par les interdits. Consommeuse de cigarettes et
sans aucun doute : fumeuse attitrée. Jeune fêtarde inexpérimentée. Fillette
attirante et enjoleuse jusqu'au bout des cheveux. Imaturité en voie de dipar
- ition. Secouée par ses potes. Amoureuse d'un soir. Bercée par ses rêves,
trop fantastiqe et sa musique assourdissante de vérité difficile à avaler ...

MOTEUR / CA TOURNE / ACTION

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mad---------------------------


# Posté le mardi 28 août 2007 11:47

Modifié le lundi 03 décembre 2007 14:14

# 1 : un début à tout

# 1 : un début à tout
play : Mardy Bum - Artic Monkeys



6H45 : bibip bibip bibip bib..

______{ Jusqu'à ce que mon psychanaliste décide d'arrêter cette histoire je vais devoir vous raconter ma vie [un peu comme dans le "journal de Bridget Jones" vous voyez ?]. Commencons par le commencement : je m'apelle Lili Dahns, j'ai 16 ans et je fais un petit mètre soixante. J'habite Paris depuis toujours, avec ma mère évidemment. Je suis mes études au lycée en classe de première et j'entretiens un bar clandestin réservé aux étudiants, à Montmartre : "Le Zinc" [qui commence à s'affirmer]. Entre autre, je joue pas mal de guitarre et compose de temps en temps, je voue aussi une réelle passion pour le dessin et la peinture de nos ancêtres. Voilà.

Parlons de moi en général voulez-vous ? [j'aime glisser de petite phrase égocentrique ! Why not ?] Mes journées débutent à six heures quarante-cinq pétante [ouaih comme l'émission], bon rien de très palpitant bien sur : réveil dur dur, douche à la rache, déjeuné dans le brouillard, brossage de dents plus ou moins efficace, maquillage, remplissage de sac, retrouvage de clé et ... s'est reparti ! Dans la joie et la bonne humeur [mon c*l]. Après ça j'ai le temps de remettre les pieds sur terre, deux kilomètres de marche me sépare de mon lycée [dans ces moments-là le mp3 est de sortit, voir une clope ou deux pour tenir la demi-journée, juste après un bon café tu t'assure une haleine de phoque de trois bonnes heures ! Mais ! J'ai la solution : Airwaves -> machez, respirez !]. Passons.

Je retrouve généralement Louise en route, une fille plus rasta tu meurs : dreadlockes-atebas jusqu'en dessous des fesses, sarouel, veste à capuche de lutin, sans oublier l'écharpe bariolée [le total look quoi]. Louise s'est bouddha réincarnée : calme, zen dans toutes les situations, sur d'elle, sans complexe [elle se prend pas la tête quoi]. Alice, nous rejoint trois quatre patés de maison plus loin, c'est carrement un autre genre. Elle s'habille à la pointe de la mode, fait de folle dépense, court les défilés des grands couturiers [connaissance oblige], s'impose des régimes draconiens pour devenir un jour mannequin. Moi, je suis la névrosé, franche et Rock. J'ai adopté depuis un sacré baille le style : slim, all star, caban, écharpe façon taliban [et je conte pas en décrocher].

Ces deux nanas je les connais depuis la sixième [une grande histoire d'amour comme on dit]. Au lycée, on nous appelle les trois mousquetaires [rigolo ?]. Elles s'occupent du Zinc avec moi, quand les horaires correspondent. Elles sont cool. Je les aime quoi.

"M*rde"

Y commence à pleuvoir. Je ferme le journal avant que le bon Dieu pleure dessus [dicton de ma Grand-mère maternelle].
}



Je balançais le journal dans mon fourre-tout, et enfilais mes mains gelées dans mes poches. Je retrouvais Louise et Alice, bavardais jusqu'à la sonnerie et rejoignis ma classe de Première S. Plus ironiquement ma classe de Patates Sautées. L'ambiance n'est pas souvent au beau fixe [... dommage], on se fait à tout. La concurrence ronge mes petits camarades, mais ne m'a pas encore atteinte. Je ne sais pas encore bien ce que je fous en S. J'étais plutôt douée en grammaire et j'aime la littérature d'idée. L'erreur est humaine [comme le dit si bien Woody Hallen]. Le bac S ouvre toutes les portes n'est ce pas, autant se donner de la marge. Qui s'est peut-être me trouverais-je de grand talent de scientifique [et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu'].

En attendant que l'heure se finisse je remplissais mes poumons de parfum dont j'avais arrosé mon écharpe [eau des merveilles d'Hermès : j'-a-d-o-r-e], tout en fredonnant en mon fort intérieur les Babyshambles : Fuck Forever.


# Posté le lundi 03 septembre 2007 13:27

Modifié le mercredi 28 novembre 2007 12:18

# 2 : Mr Hautecourt est là pour me faire ch*er

# 2 : Mr Hautecourt est là pour me faire ch*er
play : Le cul entre deux chaises - Mademoiselle K


{ Cours d'histoire. J'en profite donc pour vous écrire trois quatre mots et progresser en art graphique [trois quatre mots ... hum]. J'étudie le manga en ce moment en dessin, bon mes esquisses sont encore un peu dobée. Mais je perds pas espoir. Ca peut pas être pire que la peinture à huile. Rien que dit penser [berk]. Humpf. Bref.

Vous connaissez les Walt Disney ? Les Aristochats ? Eh ben mon prof' d'histoire s'est la copie conforme de Georges Hautecourt, le notaire ! Avec ses lunettes-jumelles et ses jambes de 5 millimètres de rayon. La morphologie de ce type me fait triper. Passons.

Bzzz Bzzz. Vibreur. Messagé envoyé à 16h21 : t'as oublié d'nous filer les clefs du Zinc, 'lice. P'tin m*rde. Le Zinc doit ouvrir dans moins de dix minutes et mon cours ... dans plus d'une demi heure. P*tain.
}

- Eh [à voix basse] Kevin ? [pas de réponse] Thomas ? [pas de réponse] ... euh Fred ? ... Arthur ? [hasardais-je]

Le type se retourna et me jaugea un instant [un espèce de boutonneux d'un mètre cinquante qui se prennait pas pour le dernier des c*ns] [il paraîtrait même qu'il organise des chouilles en fraude à l'internat bâptisées : "Scrabble-champomy" avec l'argent de Papa et Maman bien sur, soit disant passant directeur de la BNP].

- Quoi ? [dit-il sur ses gardes]

- Tu pourras me prendre la fin du cours et me les apporter au Zinc ce soir ? ... S'il te plaît ! [sourire freedent].

Le dénommé Arthur changea d'expression et me rendit un sourir [pseudo] ravageur, ses yeux pétillants d'excitations. Il se pencha sur ma table.

- C'est une invitation ? [petit clin d'oeil]

- Euuuh ... non. [Remballage d'affaire] T'sais quoi, laisse tomber.

Je me levais précipitement et entendait au passage quelques messes basses " Il a le ticket ... Rendez-vous ... J't'assure ... ". J'étouffais un rire. Le prof arrêta son cours en me voyant levée. Je m'approchais de son bureau.

- Je ne me sens pas très bien, déclarais-je d'une petite voie. Il vaudrait mieux que je rentre chez moi, Monsieur.

- Hum ... Vous m'auriez dit que vous vous étiez fait piquée par une araignée radio-active, cela m'aurait fait le même effet, Mademoiselle Dahns. J'espère que cette absence vous fera comprendre combien vous perdez à ne pas vouloir suivre mes cours.

- Sûrement, Monsieur.

- Sortez.

- Oui, Monsieur. [Je sortais piquée au vif] Connard, murmurais-je.

- Je vous est entendue Mademoiselle Dahns.

[M*rde]

Dehors, il pleuvait. J'ouvris mon pépin, sortis mon MP3 et alluma une clope. Je marchais dans la flotte jusqu'à une bouche de métro, écrasais ma cigarette et rentrais dans la rame.

Les gens se pressaient dans l'habitacle, se casant les uns sur les autres. Une Grand-mère lisait un roman de gare, un bébé pleurait dans les bras de sa maman qui était elle aussi au bord des larmes à force de redoubler de "chut ", " calme-toi ", "je t'en supplie, arrête ", un homme à la jambe cassé se démenait avec ses béquilles, une étudiante riait au téléphone ...

J'aime pas le métro.




# Posté le vendredi 07 septembre 2007 14:01

Modifié le mercredi 28 novembre 2007 12:16

parents-thèse

parents-thèse
I -am -happy. J'ai -fini -par -me mettre à -écrire.
Et en plus j'ai des lecteurs. -Bon ok vous -êtes
quatres, mais 'quels -lecteurs ! -Les -écrivains
les plus renommés [pour moi en tout cas], les
plus talentueux que je connaisse ! Donc -voilà
je voulais vous le dire : je suis contente !

# Posté le dimanche 09 septembre 2007 15:03

Modifié le dimanche 09 septembre 2007 15:39

# 3 : L'école buissonière

# 3 : L'école buissonière

play : Caring is creepy - The Shins



{ J'aime pas le métro. Je m'y sens mal. Confinée. Serrée contre tout plein de gens, que je ne connais pas et que je ne peux m'empêcher d'observer. J'ai l'impression d'étouffer : le monde n'est-il pas assez grand pour que ces personnes s'écartent de moi ? Me laisse mon carré d'espace vitale ... Les pensées égoïstes défilent dans ma tête et me brûlent les lèvres. Je suis égoïste. Qu'une sâle petite égoïste.

Ne vous êtes vous jamais demandez qu'elles étaient les premières pensées d'une personne qui vous regardait ? N'avez-vous jamais voulu rentrer dans l'esprit de cette personne ? Entendre son jugement. Entendre ses préjugés. La personne, juste en face de vous, qui vous regarde furtivement lorsque vous ramassez rapidement votre ticket tombé à terre.

Tout est rapide dans le métro. Tout se presse. Tout s'active. Les billeteries vomissent des tickets toutes les dix secondes. La rame s'arrête qu'une minute avant de repartir. Rien, rien ne se passe calmement. Je suis sans doute la seule à avoir un cerveau qui marche au ralentit : à quel arrêt suis-je sensée descendre ? Où ai-je mis mon ticket ? ... Ai-je pris un ticket ?

Dans ces moments là je suis aussi une des seules personnes [je parle pour les claustrophobes] à m'arrêter et, au lieu de céder à une crise de nerfs, je me laisse aller dans les vaps et la fatigue engendrée par ma nervosité de sentir tout ce monde autour de moi.

J'aime pas le métro. C'est tout.
}

[grésillement] " Montmartre "

Je suis sauvée ! Je range le journal et sort de la rame en m'agrippant à mon sac. La pluie est torrentielle [plus que deux petites minutes avant l'ouverture], oubliant mon parapluie sagement rangé, je me mets à courir à toutes jambes [rien de tel que de la course à pied pour se ravigoter !].
J'ai froid. Mes poumons sont en feu. Et j'ai un point de côté [j'ai la capacité de souffle d'une fumeuse de compétition].

Les deux nanas sont là, s'habritant avec quelques clients sous le auvent du magasin d'en face. Je gagne du temps en passant par la porte de derrière, farfouille dans mon sac pour trouver mon trousseau et entre. Mes baskets chuintent. J'attrape une serviette sur le comptoire, tout en allumant le bar.

Les clients me gratifièrent de grands sourirs et d'applaudissements quand je leur déverouillais l'entrée.

- Alors comme ça on fait l'école buissonière, insinua Alice, malicieuse.

- De rien ! Moi aussi j'aimerai attraper une pneumonie en aidant mes amies, lançais-je faussement acide. [En attente d'une réaction] [Louise et Alice se jettèrent un regard genre : " Cette fille est casse c*uilles ! "] H-U-M-O-U-R ! [re-en attente d'une réaction] ... Smile les amies ! ... bon ok ! C'est pas grave ! Qui s'occupe de la caisse aujourd'hui ? [sur le ton de la conversation]

- Serveuse ! décréta Louise.

Les regards se posèrent sur Alice. Perdue d'avance, elle rendit les armes.

- Allez miss tee-shirt mouillé va prendre une douche avant que je change d'avis, grogna-t-elle dans sa barbe.

Je filais comme l'éclair à l'étage du dessus. Balançais dans ma chambre mon sac et mes affaires trempées et m'éclipsais sous la douche. L'eau était bouillante [un délice]. Je profitais de l'eau jusqu'à ce qu'elle devienne de plus en plus froide. Inside the room, je cherchais des vêtements propre et les enfilaient en trois temps trois mouvements. Je me permis un petit rectifiage de maquillage [qui avaient coulés tout le long de mes joues] et redescendis quatre à quatre.

Les filles s'étaient mises au boulot. Louise écrivaient rapidement les commandes sur un calepin, tandis qu'Alice encaissait les additions. Je m'installais au comptoir et préparais les boissons demandées.

- Alors ... Ta mère a dit oui ?

- Oui pourquoi ? Demandais-je évasive.

- Pour le concert de samedi soir ! s'exclama-t-elle outrée. Je t'en parle depuis un baille !

- Eh bien j'imagine que oui ...

- Comment ça tu imagines ?

- Mes notes sont bonnes, mon comportement est irréprochable [inhinh], y a moyen ... !

- T'as intérêt !

- T'inquiète je te dis ... Je ne vais pas louper une occasion de m'amuser un peu [sourir]



# Posté le lundi 10 septembre 2007 16:28

Modifié le mercredi 28 novembre 2007 12:15